Nouvelles 47 – automne 2016

Chers tous,
la vie érémitique court toujours le risque de l’illusion spirituelle. Quand on vit seul, il est aisé de se croire vertueux ! C’est pourquoi j’ai voulu que l’accueil occupe une place importante dans ma vie à Saint-Hilarion. Mes hôtes me reconduisent nécessairement à mon humanité, à l’ambiguïté de mon humanité. Il y a ceux qui me sont sympathiques et ceux qui me le sont moins ; il y a ceux qui me confortent et ceux qui me mettent en difficulté ; il y a ceux qui sont pour moi motif de joie et ceux qui sont cause de souffrance et de tristesse. Tout cela me rappelle que je ne sais pas aimer, du moins pas autant qu’il faudrait, à la mesure du Christ Jésus. L’accueil est un chemin d’humilité – et parfois d’humiliation. C’est toujours un chemin de conversion et de bénédiction.
Merci à celles et ceux qui ont partagé quelques jours de leur vie avec moi pendant l’été passé. Merci pour la générosité et l’ouverture. Merci pour tout ce qui m’a aidé à grandir dans la foi, l’espérance et la charité.
Frédéric
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